"Nous arrivons juste devant la porte des urgences à une vitesse record.
Léo me dit en prenant des airs de super héros :
- Ne bouge pas de la bagnole. Je reviens tout de suite avec du renfort et un brancard.
Tu parles ! Chaque fois que ce nabot prend des initiatives comme çà, tout seul comme un grand, c'est un véritable fiasco. Espérons juste que cette fois-ci, son plan ne va pas encore foirer.
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Il fait les cent pas dans le hall d'accueil au milieu d'autres gens tout aussi impatients que lui. C'est la confusion totale. La salle d'attente est pleine à craquer.
Je bouille d'impatience:
- Vas-y ! Fonce dans le tas, mon grand ! Dis-leur que c'est une urgence ! Que je vais crever ! Dis-leur n'importe quoi, mais sors-moi au plus vite de ce fichu merdier !
Cause toujours ! Voilà que l'autre blaireau se met à faire la queue comme tout le monde ! Super boy de mes deux ! On n'est pas dans la merde !
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Puisque c'est comme çà, changement de programme. Je décide de prendre les choses en main. De laisser Léo, là où il est, au milieu de cette bande de nullards. De tenter le tout pour le tout plutôt que de rester là, à attendre les bras croisés, que mon tour arrive.
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Les couloirs de la maternité sont longs et vides. C'est presque en courant que je les traverse à la recherche désespérée de quelqu'un.
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Personne dans les parages pour me venir en aide. Pas une blouse blanche en vue. Pas une âme qui vive. Pour un endroit censé donner la vie, çà craint.
Précision à apporter: Non, le Léo de la vraie vie n'est ni un nabot, ni un blaireau... Disons que le Léo de mon récit est une caricature de l'original.